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Comment vaincre sa peur du rejet pour acquérir des compétences en négociation?

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Quinisha Jackson-Wright, journaliste au New York Times livre les clefs pour faire du rejet un moyen de développer ses qualités de négociateur.

Après un ou plusieurs refus, il est naturel de perdre espoir, de remettre nos projets au lendemain et rester dans sa zone de confort en attendant que la motivation revienne. Si éviter le rejet fait du bien à l’ego, cela peut toutefois vous causer plus de préjudices que vous ne le pensez, et pas seulement, sur l’estime que vous vous portez. Cet état d’esprit a également des incidences sur votre compte en banque ! En effet, avoir peur du refus peut vous faire rater de belles opportunités financières. Il en va de même pour l’idée d’entreprise qui trotte dans votre tête. Ces choix peuvent avoir d’énormes répercussions sur vos ambitions : faire des économies, acheter une maison, payer vos dettes… C’est la raison pour laquelle il est important de reconsidérer notre façon d’appréhender le rejet. Et aussi de se demander si notre peur n’est pas le principal frein à notre réussite financière ?

L’inconnu : principal déclencheur de la peur du rejet

Dans l’article, l’experte en finance et CEO du Hub The Finance Bar, Marsha Barnes explique que la peur du rejet va de pair avec la crainte de l’inconnu. « Lorsque nous avons développé des habitudes de travail, que nous sommes habitués à un système et que l’on a pris du temps à construire du lien avec ses collègues …, il est difficile de s’imaginer occuper une fonction plus importante dans l’entreprise ou même de changer de travail. Si vous n’avez pas la culture du changement, ces situations peuvent générer peur et anxiété » souligne Marsha Barnes.

L’aversion du rejet ou l’illusion de la prudence

Eviter le rejet peut parfois vous faire penser que votre vie aurait pu être meilleure si vous vous étiez essayé à cette chose qui vous faisait peur. Et vu qu’il est impossible de savoir comment les choses auraient pu tourner, on fantasme cette vie qui n’est jamais arrivée. Peut-être un peu trop.

Pour éviter ces interrogations inutiles, l’auteur insiste « il faut apprendre à faire face au refus. Cela vous donne une vision sur ce qui fonctionne ou pas. Et vous donne aussi la marche à suivre pour gagner de l’argent sur le long terme.

La peur du rejet : un coût au quotidien

Au-delà du prisme professionnel, la peur du rejet impacte notre vie de tous les jours. En effet, cela peut vous empêcher de renégocier votre prêt ou contrat d’assurance par exemple. La crainte d’un refus peut vous coûter de l’argent dans des situations où le risque est proche de zéro. « Lorsque quelqu’un nous dit non. Nous avons tendance à le prendre personnellement. On se dit qu’on nous ne nous aime pas ou qu’on ne sait pas négocier ou même que ça ne sert à rien » déplore Tori Dunlap, coach financière. Pourtant, selon la fondatrice de Her first 100 K, même si nous n’obtenons pas gain de cause, le plus important est de s’entraîner et se familiariser à la négociation. « Faire face au rejet c’est comme développer un muscle. Il faut s’entraîner. Plus vous le ferez et plus vous vous sentirez à l’aise dans l’exercice. Vous apprenez ainsi que ce n’est pas parce que vous avez mal négocié que l’on vous dit non. Mais surtout parce que ce n’était pas le moment opportun » renchérit cette dernière.

Comment surmonter la peur du rejet ?

S’entraîner à accepter le rejet n’est pas chose facile. Pour cela, Tori Dunlap recommande aussi de s’essayer à des activités sans enjeu financier comme le théâtre « Faire face au rejet dans un espace aussi sécurisant m’aide à m’habituer à entendre le mot non dans ma carrière professionnelle. On dit souvent au théâtre que pour entendre un oui, il faut recevoir 99 réponses négatives. Impliquez-vous donc dans des activités où il est normal d’essuyer des refus comme le stand-up, le chant… » confie Tori Dunlap.

Pour la coach financière, Il faut savoir se rendre vulnérable pour dépasser son côté perfectionniste et s’habituer au risque. En effet, il y a plusieurs manières de se familiariser avec le refus sans que ce ne soit la fin du monde.