Retour
We'll. Le blog

Comment manager ses équipes à distance

Scroll pour découvrir

Aujourd’hui, et les trois derniers mois nous l’ont montré clairement, être manager c’est avant tout savoir maintenir le cap par « gros temps », piloter dans l’incertitude, réussir à embarquer ses équipes malgré cet inconfort. Cette situation nouvelle d’instabilité et d’immédiateté nous oblige à réinterroger nos fondamentaux du management. Le « command & control », qui a tenu le gouvernail du management depuis des décennies, est-il encore adapté à une situation où les collaborateurs doivent assurer leur travail à distance, parfois isolés, en grande autonomie ?

Autorité, leadership, compassion, les qualités nécessaires au manager 

Sylvie Gilbert, coach au sein du cabinet de conseil We’ll l’affirme : “Les conditions qui se sont imposées à nous brutalement auront au moins eu cet avantage de réinterroger nos pratiques et d’amorcer un changement de fond sur la relation managériale. Manager à distance implique, que ce soit ou non spontané, de faire confiance aux collaborateurs.”

Capacité à prendre du recul par rapport à l’événement, à s’adapter rapidement, à gérer la tension, à réguler le stress… Cette liste vient bien sûr s’ajouter aux qualités d’animation, de délégation, d’exemplarité auxquelles nous étions déjà habitués. Ceci renforce la complexité du rôle de manager, en particulier sur les dimensions du savoir-être et de l’intelligence émotionnelle, sur lesquelles il va devoir apprendre à travailler.

Mais l’intelligence émotionnelle (la relation entre soi et l’autre) ne fait pas tout. À l’heure où il s’agit de coordonner une activité délocalisée, de s’assurer que les bons messages sont diffusés, entendus et compris à distance, de maintenir en cohérence et en cohésion une équipe géographiquement dispersée, le manager va devoir apprendre aussi à mobiliser l’intelligence collective, ce qui est généralement plus du ressort du leadership que du management.

Intelligence émotionnelle et intelligence collective vont donc amener les managers à travailler sur des dimensions personnelles et comportementales sensibles (soft-skills). Des aspects sur lesquels ils n’étaient que peu sollicités jusqu’à présent.

Comment bien manager à distance ?

Le télétravail quasi-généralisé qui s’est imposé à nous brutalement, redessine les équilibres individuels et collectifs, bouscule nos pratiques professionnelles et privées, chahute nos relations et nos zones de confort… Il est donc important de poser des limites. Le télétravail donne plus d’autonomie aux collaborateurs. Le corollaire consiste donc à remettre du cadre pour que cette autonomie s’exprime en toute sécurité, dans un espace et selon des règles du jeu clairement définis :

– Donner un cap. Afficher le plus clairement possible les principes à appliquer durant chaque séquence (confinement, déconfinement, retour progressif sur site…) est de nature à rassurer et à faire baisser la charge anxiogène.

– Respecter l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Les horaires, notamment, doivent être posés et respectés pour que le travail, qui s’impose déjà à la maison sans préavis, n’empiète pas sur le temps consacré à la vie privée ou familiale.

– Construire. Profiter de cette expérience totalement inédite, pour construire ou consolider une relation avec vos collaborateurs basée sur la confiance

Selon Sylvie Gilbert : « Le pilotage par la confiance et la responsabilisation fait des merveilles. Il modifiera en profondeur vos rapports de travail avec vos équipes. Il enrichira les rôles, fera grandir vos collaborateurs, vous libérera du temps pour anticiper… Si vous ne l’aviez pas testé jusque-là, la période est idéale pour s’y mettre. »